Economie de l'environnement, de l'énergie et des transports

Présentation
Objectifs pédagogiques de la mention

Les enjeux globaux, qu'ils soient énergétiques, alimentaires ou environnementaux, demandent de mobiliser des connaissances multiples et des approches intégrées. Les diplômés doivent : maîtriser la théorie économique et ses applications à la décision ; être immédiatement opérationnels dès la sortie de la mention, en sachant mettre en place le traitement de données, les méthodes statistiques et économétriques ainsi que les moyens informatiques nécessaires ; comprendre les enjeux politiques, économiques et scientifiques et connaître les développements récents de la recherche ; avoir des connaissances managériales (analyses coûts bénéfices, décision dans l'incertain, gestion des controverses) ainsi que des "soft skills" (connaissance des secteurs, capacité à débattre sur des sujets politiques, négociation).

L'objectif premier de la mention est d'offrir, à travers le M1 puis quatre parcours de M2 possibles, une formation traitant de l'ensemble des questions de modélisation sur les sujets énergie, climat et ressources naturelles , d'environnement et d'alimentation à travers les aspects économiques, avec une dimension analytique et une dimension prospective. Les diplômés doivent avoir les compétences pour concevoir des stratégies face aux défis énergétiques, environnementaux et agro-alimentaires, particulièrement en ce qui concerne le changement climatique, la surexploitation des ressources naturelles, la pollution de l'eau et de l'air, l'utilisation des sols (alimentation/bioénergie) et la transition vers un monde décarboné. Ils doivent pouvoir intégrer ces stratégies dans les métiers de production, de services et de conseil. Ils doivent aussi disposer des connaissances scientifiques permettant aux plus motivés d'intégrer la recherche privée comme publique.

Des cours fondamentaux à dominante recherche apportent les éléments conceptuels et théoriques pour atteindre ces objectifs. Des cours thématiques ciblés sur des enjeux pratiques et leurs gestions dans divers secteurs (énergies nouvelles, eau, forêt, déchets, agriculture, bioindustries, etc.) permettent aux étudiants d'intégrer différents milieux professionnels avec le recul nécessaire pour exercer une fonction d'encadrement.

Trois des parcours de M2 sont ouverts à l'apprentissage afin, en particulier, de favoriser son accès à des étudiants dont les ressources ne leur permettraient pas de mener à bien des études supérieures, et également de professionnaliser le CV d'étudiants au cursus universitaire ayant effectué peu de stages et étant peu insérés dans des réseaux professionnels. Néanmoins, seuls une dizaine d'étudiants sur les 110 du M2 sont autorisés à effectuer un cursus en alternance, la dimension recherche restant dominante dans la mention.

Profil de sortie des étudiants

Les compétences acquises donnent la possibilité de commencer une thèse de doctorat en économie pour préparer aux métiers de la recherche. Mais pour la majorité des diplômés, les compétences acquises permettent d'intégrer les métiers de la production, des services et du conseil, tout particulièrement dans les secteurs suivants : i) études et recherches technico-économiques; ii) Conseil stratégique et/ou financier au sein d'entreprises; iii) Ingénierie dans une entreprise proposant des services intégrés; iv) conception, développement, montage et réalisation de projets; v) recherches sur l'ensemble des aspects économiques liés à la transition énergétique, environnementale et agro-alimentaire.

Les compétences acquises à l'issue de la formation incluent la capacité à :
- analyser les marchés (offre et demande) ainsi que les aspects technologiques et financiers des secteurs concernés;
- appréhender et appliquer les concepts de l'analyse des besoins et de la gestion de projets;
- réaliser et interpréter des études prospectives, en mobilisant les méthodes et les logiciels nécessaires;
- développer une méthode d'analyse multicritères dans l'élaboration des choix stratégiques d'intervention;
- savoir mettre en pratique les outils de gestion de projet et de gestion de risques;
- élaborer des business plans pour étudier la rentabilité et le financement de projet;
- organiser la coordination des acteurs de manière à rendre opérationnelles des solutions proposées;
- modéliser et quantifier un phénomène économique (économétrie, recherche opérationnelle, méthodes de simulation);
- comprendre les mécanismes et institutions à l'œuvre dans les politiques publiques et stratégies de négociation;
- comprendre les enjeux environnementaux, climatiques, alimentaires et énergétiques;
- développer des projets de recherche originaux en mobilisant la connaissance empirique du secteur et des outils d'analyse en pointe de la discipline académique.

Passerelle(s)

La passerelle M1-M2 suppose une validation du M1 (crédits ECTS, stage validé) et entretien avec le jury d'admission en M2 pour le choix du parcours. Il n'y a pas de parcours en M1, mais des unités d'enseignement au choix. En M1 une pré-orientation est possible sur les thèmatiques "recherche" et "entrepreneur". Si un stage en laboratoire de recherche est normalement obligatoire en M1, certains étudiants peuvent suivre des cours spécifiquement orientés vers l'entreprenariat et alors remplacer ce stage par un projet de création d'entreprise (ou en étude pour une entreprise dans le cadre d'un contrat). La pré-orientation en M1 est un élément important pour l'admission dans le M2 de son choix par l'étudiant, et à la fin du M1 un tutorat particulier conseille à l'étudiant des choix de parcours en M2 et de cours optionnels dans ces parcours en fonction de son projet professionnel.

Au terme du M1 les étudiants doivent postuler à un parcours de M2. Si l'accès à un de ces parcours leur est assuré (en cas de validation du M1), il est possible qu'ils ne soient pas admis dans leur premier choix de parcours de M2. L'entrée directe en M2 d'étudiants non issus du M1 est sujette à une admission par le jury après examen du dossier de candidature et entretien afin, là aussi, de l'amener à préciser son projet professionnel.

Partenariat(s) académiques(s)

Université Paris -Nanterre
Ecole des Ponts ParisTech
IFP-School
Ecole Nationale Supérieure des Techniques Avancées
MINES ParisTech

Prérequis

L'objectif de la mention "Economie de l'environnement, de l'énergie et des transports" est d'offrir une formation traitant de l'ensemble des questions environnementales, énergétiques et agro-alimentaires d'un point de vue de l'économie (Note: malgré l'intitulé - générique- de la mention, l'économie des transports n'est pas réellement abordée et aucun parcours n'y est consacré). Les étudiants peuvent intégrer la mention en M1 ou en M2.

Pour une entrée en M1, les profils permettant d'intégrer la mention sont une licence d'économie (avec des compétences avancées en microéconomie, mathématiques, statistique); une licence de mathématiques appliquées, ou mathématiques et informatique appliquées aux sciences sociales ou de gestion; ou un niveau bac + 3 en sciences (physique, ingénierie, biologie etc.) avec de bonnes bases en mathématiques et statistiques. Une motivation pour les questions d'environnement, d'énergie ou de bio-économie est un atout important, les candidats préselectionnés sur dossier étant interviewés sur leur motivation et leurs compétences.

Pour une entrée directe en M2, les profils permettant d'intégrer la mention sont un M1 d'économie avec une dimension quantitative, ou un niveau bac+4 acquis dans une Ecole Normale Supérieure, une école d'ingénieur, de commerce, une université (M1 de mathématiques, de finance, de gestion, etc.), un Institut d'Etudes Politiques ou toute formation française ou étrangère jugée suffisante par le jury. La motivation pour les questions d'environnement, d'énergie ou de bio-économique est également un élément important pour intégrer la mention EEET en M2.

Schéma de la mention
Compétences
Les compétences à acquérir au sein de la mention sont :
  • Maîtriser les notions fondamentales d'économie et savoir les appliquer à l'analyse des questions d'environnement, d'énergie, de climat et d'alimentation.

  • Contribuer, grâce à la mise en oeuvre de méthodes de modélisation, de traitement des données, à la résolution des problèmes environnementales et du développement durable pour une gestion raisonnée des ressources.

  • Appréhender les processus complexes, à diverses échelles de la transition énergétique et écologique, afin de concevoir de nouvelles solutions durables.

  • Concevoir de nouveaux modèles économiques intégrant des critères sociaux et environnementaux à toutes les étapes de la production et de la consommation.

  • Réaliser une évaluation et une analyse critique des politiques et stratégies mises en place pour la gestion des ressources naturelles.

Compétences attestées de la mention - Fiche nationale du Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP)

N° et intitulé du bloc Liste de compétences Modalités d'évaluation
RNCP34221BC01

Usages avancés et spécialisés des outils numériques

- Identifier les usages numériques et les impacts de leur évolution sur le ou les domaines concernés par la mention 

- Se servir de façon autonome des outils numériques avancés pour un ou plusieurs métiers ou secteurs de recherche du domaine  

Chaque certificateur accrédité met en œuvre les modalités qu’il juge   adaptées : rendu de travaux, mise en situation, évaluation de projet, etc.   Ces modalités d’évaluation peuvent être adaptées en fonction du chemin   d’accès à la certification : formation initiale, VAE, formation continue.     

RNCP34221BC02

Développement et intégration de savoirs hautement spécialisés

- Mobiliser des savoirs hautement   spécialisés, dont certains sont à l’avant-garde du savoir dans un domaine de   travail ou d’études, comme base d’une pensée originale 

- Développer une conscience critique des   savoirs dans un domaine et/ou à l’interface de plusieurs domaines  

- Résoudre des problèmes pour développer de nouveaux savoirs et de   nouvelles procédures et intégrer les savoirs de différents domaines 

- Apporter   des contributions novatrices dans le cadre d’échanges de haut niveau, et dans   des contextes internationaux 

- Conduire une analyse réflexive   et distanciée prenant en compte les enjeux, les problématiques et la   complexité d’une demande ou d’une situation afin de proposer des solutions   adaptées et/ou innovantes en respect des évolutions de la réglementation     

Chaque certificateur accrédité met en œuvre les modalités qu’il juge   adaptées : rendu de travaux, mise en situation, évaluation de projet, etc.   Ces modalités d’évaluation peuvent être adaptées en fonction du chemin   d’accès à la certification : formation initiale, VAE, formation continue.     

RNCP34221BC03

Communication spécialisée pour le transfert de connaissances

- Identifier, sélectionner et   analyser avec esprit critique diverses ressources spécialisées pour   documenter un sujet et synthétiser ces données en vue de leur exploitation 

- Communiquer à des fins de formation ou de transfert de   connaissances, par oral et par écrit, en français et dans au moins une langue   étrangère     

Chaque certificateur accrédité met en œuvre les modalités qu’il juge   adaptées : rendu de travaux, mise en situation, évaluation de projet, etc.   Ces modalités d’évaluation peuvent être adaptées en fonction du chemin   d’accès à la certification : formation initiale, VAE, formation continue.     

RNCP34221BC04

Appui à la transformation en contexte professionnel

- Gérer des   contextes professionnels ou d’études complexes, imprévisibles et qui   nécessitent des approches stratégiques nouvelles 

- Prendre   des responsabilités pour contribuer aux savoirs et aux pratiques professionnelles   et/ou pour réviser la performance stratégique d'une équipe 

- Conduire un projet (conception,   pilotage, coordination d’équipe, mise en œuvre et gestion, évaluation,   diffusion) pouvant mobiliser des compétences pluridisciplinaires dans un   cadre collaboratif  

- Analyser ses actions en situation professionnelle, s’autoévaluer   pour améliorer sa pratique dans le cadre d'une démarche qualité 

- Respecter les principes   d’éthique, de déontologie et de responsabilité environnementale     

Chaque certificateur accrédité met en œuvre les modalités qu’il juge   adaptées : rendu de travaux, mise en situation, évaluation de projet, etc.   Ces modalités d’évaluation peuvent être adaptées en fonction du chemin   d’accès à la certification : formation initiale, VAE, formation continue.