Economie politique et institutions

Présentation
Learning outcome targets

La mention de master « Economie Politique et Institutions » a pour objectif de former des étudiants qui pourront soit poursuivre leur formation dans le cadre d’un doctorat, soit s’insérer directement sur le marché du travail à la sortie de leur M2.
La mention s’inscrit dans un triple positionnement, théorique, méthodologique et appliqué :
•D’un point de vue théorique, l’économie politique et les différentes approches institutionnalistes fondent une économie pluraliste ouverte aux apports des autres disciplines (soit une approche pluridisciplinaire, selon la définition du HCERES).
•D’un point de vue méthodologique, la mention met l’accent sur la prise en compte des contextes, selon les horizons temporels, les échelles spatiales, les stratégies des acteurs et les institutions formelles et informelles qui fixent les règles du jeu. Il est important de questionner la crédibilité et donc l’opérationnalité des politiques économiques (micro, macro et méso), des réformes à mettre en œuvre ainsi que des évaluations de celles-ci, en fonction du contexte institutionnel national et régional. Les étudiants, indifféremment du parcours choisi dans la mention (« Economie, Organisations et Société », « Economie et Evaluation du Développement et de la Soutenabilité », « Valorisation Touristique des Patrimoines et Préservation de l’Environnement », « ACTivités sportives, Institutions et Organisations en lien avec la Nature », « Sécurité des Transports et de leurs Réseaux, Institutions et Territoires »), sont ainsi formés aux méthodologies quantitatives et qualitatives permettant de prendre en compte ces divers aspects.
•D’un point de vue appliqué, la mention met l’accent sur des terrains, des études de cas empiriques, pour lesquels les approches en termes d’économie politique et d’institutions prennent tout leur sens, ainsi que sur une approche critique des indicateurs économiques et, plus généralement, des jeux de catégorisation des savoirs économiques et sociaux, conçus comme des instruments de pouvoir. Par exemple, les enjeux de l’articulation entre économie politique et institutions sont déterminants dans le cas des Etats fragiles (caractérisés par des vulnérabilités multiples et cumulatives), qui sont même au cœur des stratégies actuelles des agences d’aide (par exemple l’AFD). De la même manière, ces mêmes enjeux se retrouvent dans la question de la régulation et de la coordination des activités sectorielles qui associent à la fois les prérogatives de l’Etat ou des collectivités territoriales (développement économique des territoires, politiques sociales et de l’emploi, protection du patrimoine et de l’environnement, etc.) et les activités productives des organisations du secteur privé. Cette coordination d’une pluralité d’acteurs hétérogènes pose la question de la construction en commun d’indicateurs d’évaluation du développement économique et social, les travaux des chercheurs pouvant aider à cette construction.
La mention de master « Economie Politique et Institutions » se différencie ainsi des formations trans- ou interdisciplinaires ou uniquement disciplinaires. Les étudiants que nous formons disposent d’une solide assise disciplinaire en économie, et d’une boîte à outils (concepts, méthodes et outils d’analyse) élargie à d’autres disciplines, qui leur permet de connaître leurs compétences et de s’en prévaloir, dans la recherche de stages ou d’emplois comme dans la réalisation de travaux de recherche, en particulier dans la construction de bases de données originales.
Ce positionnement théorique et méthodologique de la mention veut répondre à l’évolution des métiers, et à l’élargissement des compétences recherchées, constaté à la fois dans le monde de la recherche, et dans les entreprises et collectivités territoriales, dans les secteurs auxquels renvoient les parcours de la mention. Dans les métiers de la recherche, comme dans les métiers du conseil et de l’expertise, du tourisme, des transports et du sport, les compétences recherchées renvoient à une capacité à mobiliser non seulement les outils de l’analyse économique, mais aussi les outils appartenant à d’autres disciplines (notamment la géographie en ce qui concerne l’échelle des territoires ou la sociologie pour l’appréhension de la dimension collective des comportements dans les institutions). Le choix d’une économie ouverte à la pluridisciplinarité est la réponse proposée par la mention de master « Economie politique et institutions » à cette évolution des métiers et compétences. La formation met l’accent sur l’acquisition de compétences outillées qui renvoient aussi à l’analyse géographique (SIG, diagnostic territorial), historique (séries temporelles et cliométrie), sociologique (du travail, de l’emploi, des organisations), des sciences politiques (analyse des référentiels, conflits et modes de négociation, mobilisations collectives), anthropologique (représentations et cultures) et juridiques (corpus de décisions).
Les savoirs fondamentaux et les savoir-faire généraux acquis dans le socle commun de la mention sont, selon le parcours choisi, soit approfondis dans une formation préparant à la recherche académique, soit mis en pratique à travers des enseignements et activités pédagogiques spécifiques à certains secteurs d’activité / domaines d’intervention : par exemple la valorisation des patrimoines à travers le tourisme et / ou les activités sportives récréatives et de loisirs ; la sécurité des transports dans et autour des villes, et l’organisation des territoires (responsabilités, financements, etc.) ; l’évaluation du développement, la préservation de l’environnement et la question de la soutenabilité, etc.
La formation met l’accent sur le contrôle continu comme méthode privilégiée d’évaluation des compétences.

Post-graduate profile

La mention de master « Economie Politique et Institutions » forme des chercheurs (bac + 5) en économie, lesquels peuvent également devenir des spécialistes des questions d’aménagement du territoire, privilégiant les approches institutionnalistes, ainsi que des cadres supérieurs dans différents champs au croisement des politiques publiques : développement, transport, tourisme, sports et loisirs de nature, préservation de l’environnement ou du patrimoine..., en lien avec les acteurs institutionnels locaux et/ou internationaux (sans exclure les entreprises, associations, ONG).
Ainsi, les débouchés sont multiples: doctorat en sciences économiques, géographie humaine, géographie de l’environnement ou aménagement du territoire, sociologie, histoire ou science politique, mais également consultant, expert en études du développement et de l’environnement, chargé d’études et/ou de missions en développement durable, chargé de mission projets urbains et projets de territoires, chef de projet, économiste conseil – analyste pays, chargé de missions, d’études en tourisme et environnement ou en valorisation patrimoniale, consultant en tourisme, ingénieur en transport/urbanisme/aménagement du territoire, etc.

Transfer paths

La mention recrute en M1, et selon le parcours-type souhaité, des étudiants diplômés en licences en Sciences sociales (économie, géographie et aménagement, administration économique et sociale, histoire, sociologie, sciences politiques, études juridiques et politiques, etc.), Mathématiques et informatique appliquées aux sciences humaines et sociales (MIASHS) ; STAPS Management du Sport; Sciences de la vie et de la Terre (SVT), etc.
Le profil des étudiants recrutés dans la mention découle de nos objectifs de formation. Ainsi, les étudiants de la mention peuvent provenir de formations elles-mêmes pluridisciplinaires, dès lors que les pré-requis en économie auront été acquis au préalable et renforcés lors de séminaires d’intégration/remédiation mis en place par la Mention en début de formation (en M1 pour tous, et en M2 pour les réorientations internes ou les recrutements sélectifs, externes).
Des passerelles sont envisageables afin de passer d’un parcours-type à un autre, de manière flexible à la fin du premier semestre en M1 (pour certains parcours) et plus restrictive, en fin d’année de M1. De manière générale, l’étudiant ayant validé un parcours-type en M1 poursuit de plein droit dans le M2 du même parcours. Si toutefois il souhaite changer de parcours en M2, c’est à l’équipe pédagogique d’accepter ou de refuser (en fonction de ses compétences acquises en M1 et des pré-requis nécessaires pour accéder au S3 du parcours souhaité). L’attention du jury sera portée notamment sur les cours optionnels suivis par l’étudiant en M1 dans le parcours initial. S’il s’agit d’un nombre important d’UEs à caractère obligatoire pour le parcours souhaité, ce passage sera plus aisé.
En cas d’échec en M1 dans le parcours initial, le redoublement dans un autre parcours de M1 sera apprécié par le jury au vu des motivations de l’étudiant, de son projet professionnel et de ses résultats dans les UEs du socle commun (qui doivent avoir été validées) et de spécialité du parcours de réorientation, éventuellement suivies en option dans le parcours initial.

Academic partnerships

Milano Bocconi (Italie)
School of Industrial relations (Cornell University, US)
Université de Lucerne (Suisse)
Université de Manchester (UK)
Université Ibn Zohr d’Agadir (MAROC)

Prerequisites

La mention de master « Economie Politique et Institutions » s’adresse aux étudiants ayant préalablement acquis au moins 180 ECTS dans une des disciplines suivantes : économie, géographie et aménagement, administration économique et sociale, histoire, sociologie, mathématiques et informatique appliquées aux sciences humaines et sociales, STAPS management du sport, sciences de la vie et de la terre, etc., attirés par une économie pluraliste, ouverte aux apports des autres disciplines. Les étudiants de la mention peuvent ainsi provenir de formations elles-mêmes pluridisciplinaires, dès lors que les pré-requis en économie auront été acquis au préalable et renforcés lors de séminaires d’intégration / remédiation mis en place par la Mention.

Compétences
Skills required within the Field of Study :
  • Produire un discours sur les fondements de l’économie comme réalité sociale (en accueillant les réflexions des géographes, des sociologues, des historiens, des juristes ou des spécialistes de science politique et de relations internationales).

  • Analyser l’activité économique par rapport aux données politiques et aux jeux d’acteurs publics et privés à identifier, en expliquer le fonctionnement (après avoir identifié les règles qui régissent l’activité économique par rapport à l’action des pouvoirs publics déployée à différentes échelles territoriales de référence).

  • Évaluer et réaliser des diagnostics économiques et territoriaux prenant en compte les facteurs de vulnérabilité, les enjeux sociétaux, les attentes et les stratégies des acteurs institutionnels.

  • Mobiliser des outils d’aide à la décision relatifs aux caractéristiques historiques et spatiales des marchés, des organisations, des sociétés, en interrogeant la pertinence des indicateurs d’évaluation au niveau macroéconomique comme au niveau des filières (transport, tourisme), dans les pays développés ainsi que dans les pays en développement.

  • Concevoir, élaborer et mettre en œuvre une démarche de recherche et développement, d’études et/ou de prospective.

  • Travailler en groupe, identifier des partenaires, mobiliser des réseaux.