Raquel Diaz-Lopez - Exposition "La chimie, au pluriel"
Raquel Diaz-Lopez
Cheffe de projets innovation en santé
Acculturer à la collaboration pour innover
Raquel a été la première cheffe de projet recherche et innovation d’une Graduate School et d’un Objet Interdisciplinaire à l’Université Paris-Saclay, chargée d’accompagner des chercheurs (biologistes, chimistes, physico-chimistes, pharmaciens et cliniciens) à développer de projets de recherche collaboratifs. Son rôle a consisté à aider et acculturer les équipes à la collaboration interdisciplinaire, à mener des projets innovants malgré des temporalités et priorités différentes et à faciliter la compréhension entre disciplines. Son action a permis de créer un environnement collaboratif capable de soutenir l’innovation thérapeutique.
De la paillasse au marché : une collaboration stratégique
Dans son poste à la SATT Paris-Saclay, Raquel accompagne les chercheurs dans la stratégie de valorisation et de développement de leurs projets de recherche, en fournissant études de positionnement technico-économique et informations stratégiques pour comprendre leur potentiel d’application et de valorisation. Grâce à son expérience, à la fois en recherche académique et en industrie pharmaceutique, elle facilite la traduction des résultats scientifiques vers les besoins de l’industrie, ajustant les stratégies selon les contraintes des laboratoires. Son parcours illustre qu’il est possible de contribuer à la recherche autrement qu’en tant que chercheuse, en structurant la collaboration et en valorisant les innovations issues de la recherche publique.
L’origine comme levier de collaboration
D’origine franco-mexicaine, Raquel a développé dès son enfance la capacité à s’adapter à différents contextes culturels et linguistiques. Cette compétence lui permet de jouer efficacement le rôle d’intermédiaire entre le monde de la recherche publique et l’industrie pharmaceutique, en traduisant les besoins et langages propres à chaque acteur pour faciliter la collaboration. Ses expériences internationales, en post-doctorat et en industrie, en Allemagne et aux Pays-Bas, ont renforcé son aptitude à gérer les aspects humains et socio-culturels des projets collaboratifs, au-delà des enjeux scientifiques.