Programmes d’investissements d’avenir, projets structurants… Kesako ?

PIA, Idex, Histoire, Iris, Springboard, Fair… Le langage du monde de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation est depuis presque 20 ans empli d’acronymes exotiques désignant de grands programmes et projets. Souvent méconnus ou mal compris, ils sont pourtant au cœur des missions de formation, de recherche et d’innovation qu’ils viennent renforcer. Ces programmes - et financements associés - occupent une place toute particulière au sein de l’Université Paris-Saclay en permettant de poursuivre la mise en œuvre de son projet d’établissement. Les réponses à ces appels à projets mobilisent de nombreuses forces vives de l’université, avec à la clé des succès significatifs dont l’établissement peut être fier. Mais à quoi servent ces nouveaux financements et quel est leur impact au quotidien sur les activités de l’Université Paris-Saclay ? Valérie Ferreboeuf, vice-présidente Prospective et actions stratégiques de l’Université Paris-Saclay, s’est prêtée au jeu des questions-réponses.

Que sont les Programmes d’investissements d’avenir (PIA) ?

Valérie Ferreboeuf : Les Programmes d’investissements d’avenir (PIA) sont des financements de l’État destinés à soutenir la recherche et l’innovation en tant que leviers de développement et de compétitivité économique. 

Le premier PIA a été lancé en 2010, suivi de trois autres successifs en 2014, 2017 et 2020. Dans les domaines de l’enseignement supérieur et de la recherche, ces PIA ont représenté plus de 77 milliards investis pour soutenir des initiatives scientifiques sur des thématiques d’intérêt (par exemple, avec les Laboratoires d’excellence - Labex), le montage de nouvelles formations ou l’évolution des formations existantes (par exemple avec les projets Nouveaux cursus universitaires - NCU), ou encore pour structurer de grands sites scientifiques, telle l’Université Paris-Saclay, fondée en 2020.

Pourquoi l’Université Paris- Saclay répond-elle à ces appels à projets (AAP) depuis 2020 ?

Il faut tout d’abord rappeler que les PIA font partie de l’histoire de l’université, puisque de nombreux AAP avaient été remportés avant même la création de l’Université Paris-Saclay en 2020, et qu’ils sont restés des éléments clés de sa construction depuis 5 ans. 

Les membres de l’université se sont réunis autour d’une ambition commune, et ces financements ont permis de la traduire en objectifs et actions concrètes dédiés à la vie étudiante, au numérique, au développement socio- économique, à l’international, à l’ancrage dans le territoire, à la vie de campus, à la qualité de l’environnement de la recherche ou encore à l’impact social et environnemental. 

Je voudrais aussi souligner qu’au-delà des actions spécifiques qu’ils portent, ces projets nous permettent d’apprendre à travailler ensemble, de développer des services et dispositifs communs à l’ensemble des membres de l’université et de développer une culture commune primordiale pour continuer à faire progresser notre jeune établissement. 

Quels sont ces grands projets structurants remportés par l’Université Paris-Saclay et comment ont-ils été choisis ? 

Portés collectivement par l’ensemble des membres de l’université, ces projets structurants sont au nombre de quatre : Histoire, Fair, Springboard, Iris. Face à l’ensemble des défis de l’université, les thématiques abordées ont été identifiées de manière commune, de la gouvernance aux équipes de terrain, et les actions choisies l’ont été au regard de leur priorité, de leur utilité et de leur impact à court terme auprès des communautés de l’université. Ainsi, par exemple, des financements ont été utilisés pour soutenir la lutte contre la précarité étudiante, l’accueil des étudiantes et étudiants internationaux ou la santé de la communauté universitaire.

Aujourd’hui, ces projets sont présents à toutes les échelles de notre université, et même si on le sait peu, la plupart des actions et initiatives menées en commun sont rendues possibles grâce à ces projets, avec désormais des bénéfices palpables au quotidien par nos communautés. Ce sont des avancées importantes pour notre établissement, et pour cela, je voudrais remercier toutes les personnes engagées dans la réalisation et la bonne marche de ces projets car sans elles, rien ne serait possible.