Portrait d'Ayma Batôt, lauréate du concours de nouvelles du Crous

Langues et cultures Article publié le 20 janvier 2021

« J’avais envie d’essayer quelque chose de nouveau », telle était l’intention de départ d’Ayma Batôt. Étudiante en troisième année de licence en Sciences de la vie à l’Université Paris-Saclay elle est finaliste de l’édition 2020 du concours de la nouvelle du Crous. Elle s’est illustrée en remportant le coup de cœur des jurés avec sa nouvelle « Les imposteurs sont des rois », sur le thème de l’Alchimie.

Une passion pour l’écriture

« J’écris depuis que je suis toute petite, j’ai toujours su que je voulais faire de la science et que j’aimais écrire », pourtant Ayma gardait ce talent bien caché. Un jour cependant, son copain tombe par hasard sur ses écrits : elle prend conscience à ce moment que ses nouvelles peuvent plaire. Tout juste arrivée à l’Université Paris-Saclay, elle se renseigne et découvre les ateliers d’écriture animés par Pierrick Bourgault, auteur, journaliste et photographe aux multiples facettes. « J’ai trouvé ça génial, je ne savais même pas que ça existait ».

Les ateliers d’écriture comme moteur de créativité…

Ravie de savoir qu’un tel atelier était proposé, elle s’est lancée même si « c’était assez intimidant au début car le thème nous était imposé et on devait lire [nos écrits] à voix haute ». Exercice qu’elle a trouvé finalement très gratifiant. Pour aider les étudiant·es, des textes leur étaient donnés afin qu’ils s’imprègnent de la mécanique d’écriture. A chaque atelier, « on avait une contrainte de temps et de thème, ça nous obligeait à être productif, c’était super intéressant ». Ayma nous confie que ces ateliers lui ont permis de gagner confiance en elle grâce aux conseils formateurs de Pierrick Bourgault. Les étudiant·es étaient également invité·es à partager leurs critiques de manière constructive et bienveillante : un bon moyen pour Ayma de booster sa créativité et de partager plus largement ses nouvelles ! 

… et vecteur de défi

Tout commence lorsque Pierrick Bourgault propose à ses étudiant·es de participer à des concours de nouvelles. Pour Ayma, cela constituait « un challenge intéressant » qu’elle avait envie de relever. Dès 2019, elle envoie ses premières nouvelles. Au-delà du fait de concourir, elle nous confie « se réjouir de l’opportunité d’ajouter de nombreuses histoires à son répertoire » et de faire évoluer chaque fois un peu plus sa plume de jeune novelliste. 

Des influences diverses 

Attirée par la fantaisie et les univers fictifs grâce à ses nombreuses années de lecture, Ayma tente de s’imprégner et d’apprendre chaque jour. Elle aime par exemple « discuter de livres avec des gens pour découvrir de nouveaux auteurs et de nouvelles histoires ». Dans l’écriture fantaisiste, « ce qui me plait c’est de réinventer de nouvelles règles tout en restant crédible, [on peut] faire ce qu’on veut, s’amuser, oser de nouvelles choses ».

« Les imposteurs sont des rois » : coup de cœur des jurés 

Cette année, le concours de la nouvelle avait pour thème « Alchimie ». Ayma nous confie « [qu’] on a tout de suite une image de vieux sorcier, de Nicolas Flamel, avec son chaudron, des potions et des objets magiques » ; mais sur les conseils de Pierrick Bourgault, elle a choisi de composer en contournant ce thème et en lui donnant un autre sens. 

En avant-première, elle nous livre un synopsis de sa nouvelle :

Pedro incarne un jeune garçon vivant dans un village isolé d’Espagne qui se retrouve malgré-lui à devoir satisfaire l’imagination et les désirs vénaux des villageois. Il sera par la suite confronté à un Alchimiste douteux, et pour l’emporter il ne devra pas faire appel à de quelconques pouvoirs, mais simplement être le plus malin.

Le conseil d’écriture d’Ayma

Si jamais vous êtes bloqués sur quelque chose, que cela soit dans l’écriture ou même de manière générale, la meilleure des solutions est rarement de se forcer à produire quelque chose. Une chose que j’applique et qui pourrait peut-être vous aider également, c’est de tout lâcher un moment pour partir faire quelque chose que vous aimez. Un sport, une balade, ou même une sieste peu importe tant que cela vous change les idées. C’est tout bête mais cela laisse plus de temps et de libertés à vos idées pour mûrir, et en revenant sur ce que vous avez quitté, il y a de grandes chances que vous arriviez de nouveau à aller de l’avant. C’est parfois quand on y pense le moins qu’on y arrive le mieux. Vous pourriez même être surpris !