French Tech 2030 : un quart des start-up lauréates liées à l’Université Paris-Saclay

Innovation Article publié le 27 octobre 2026 , mis à jour le 27 octobre 2026

Vendredi 16 octobre, la Mission French Tech a dévoilé la promotion 2026 de French Tech 2030, qui réunit 80 start-up de technologies de rupture, dont 20 (soit un quart) sont liées à l’Université Paris-Saclay. 

La Mission French Tech a présenté la promotion 2026 du programme French Tech 2030. Sur les 80 start-up deeptech, issues pour la plupart de la recherche, 20 sont liées à l’Université Paris-Saclay ! Ces start-up bénéficieront pendant un an d’un accompagnement renforcé de l’État, avec le parrainage de Rajesh Krishnamurthy, directeur général de Sopra Steria.

  • Entalpic
    Start-up pionnière de l'IA générative appliquée à la découverte de matériaux pour l'industrie chimique, accélérée par 21st by CentraleSupélec, Entalpic est le fruit d'une collaboration entre Alexandre Duval, titulaire d’un doctorat en machine learning de CentraleSupélec, Victor Schmidt, docteur de l'Institut Mila, le premier laboratoire de recherche au monde spécialisé dans le machine learning au service de l'action climatique, et un ancien dirigeant d'Owkin, licorne réputée pour son usage de l'IA appliquée à la découverte de médicaments,. En s'appuyant sur cette expertise, Entalpic entend réinventer la découverte de matériaux et de molécules pour un avenir plus durable.

     

  • Neuralk-AI
    Fondée en 2024 par Antoine Moissenot et Alexandre Pasquiou, alumnus de CentraleSupélec, Neuralk-AI travaille sur le premier modèle de fondation spécialisé pour les données tabulaires du commerce. Les modèles de langage n’étant pas conçus pour traiter ce type de données avec précision, Neuralk-AI révolutionne le secteur et permet aux entreprises de tirer un maximum de valeur à partir de leurs tables de données.

     

  • NPCo
    NPCo (ex-Augur) a été cofondée par trois alumni de l'Université Paris-Saclay, Emmanuel Menier, Matthieu Nastorg et Christophe Nourissier. Elle est issue du Laboratoire interdisciplinaire des sciences du numérique (Lisn – Univ. Paris-Saclay/Inria/CNRS/CentraleSupélec) et accompagnée par Inria Startup Studio. Elle développe des modèles d'intelligence artificielle pour optimiser les processus de conception industrielle, en mettant l'accent sur l'amélioration des outils de simulation numérique.

     

  • ION-X
    Fondée en 2021, ION-X est le fruit d'une collaboration entre le Centre de nanosciences et de nanotechnologies (C2N – Univ. Paris-Saclay/CNRS/Univ. Paris Cité) et Airbus Defence and Space (ADS), visant à industrialiser un concept de propulsion spatiale. Cette spin-off du C2N a été lancée par Jacques Gierak, ingénieur de recherche au C2N, en partenariat avec François Auque, ancien directeur des activités spatiales d’Airbus (2000-2016) et président d'Airbus Ventures jusqu'en 2018, ainsi que Jean-Marc Schmittbiel, chargé d'affaires à CNRS Innovation.

     

  • SpaceDreamS
    Fondée par Christian Canart et accompagnée par IncubAlliance Paris-Saclay, fondateur du PUI « Innovation Alliance Université Paris-Saclay », Spacedreams est reconnu comme l’architecte européen des spatioports. Leur objectif est de faciliter l’accès à l’espace en réduisant le coût des infrastructures au sol grâce à leur approche modulaire et interopérable. L’entreprise fournit des systèmes au sol aux lanceurs et aux spatioports, incluant des solutions clés en main pour le segment sol, la maintenance opérationnelle et les services d’opérations de lancement, ainsi que le jumeau numérique des systèmes de lancement au sol.

     

  • Univity
    Fondée par Charles Delfieux et accompagnée par IncubAlliance Paris-Saclay, fondateur du PUI « Innovation Alliance Université Paris-Saclay », Univity développe une constellation innovante de satellites de télécommunications afin de permettre aux opérateurs de télécommunications et de mobilité de fournir à leurs clients un service internet haut débit/faible temps de latence lorsque les réseaux de télécommunications terrestres ne sont pas disponibles.

     

  • Wheere
    Co-fondée en 2021 par Pierre-Arnaud Coquelin, alumnus de l’ENS Paris-Saclay, et Antoine Carrabin, diplômé de CentraleSupélec en ingénierie des télécommunications, Wheere a rapidement fait parler d’elle grâce à une solution de géolocalisation ultra-précise. Contrairement aux systèmes GPS traditionnels, qui peuvent perdre en exactitude dans des environnements complexes (bâtiments, tunnels, sites industriels), Wheere propose une approche innovante permettant une localisation avec une marge d’erreur inférieure à un mètre.

     

  • HiQuTe Diamond
    Co-fondée en 2022 par Florent Alzetto, alumnus de l’ENS Paris-Saclay, et Riadh Issaoui, HiQuTe Diamond conçoit et fabrique des diamants d'ultra-haute qualité pour des applications technologiques avancées sur 3 marchés stratégiques : calcul quantique, électronique de puissance, capteurs de précision. Cette entreprise s’appuie sur 30 ans de recherche scientifique pour fabriquer des diamants en laboratoire et modifier leurs propriétés selon les besoins. Elle souhaite devenir un acteur majeur en Europe dans la production de diamants destinés aux technologies avancées. La start-up est membre du pôle Systematic Paris region, membre partenaire du PUI « Innovation Alliance Université Paris-Saclay ».

     

  • Biomemory
    Fondée par Erfane Arwani et deux docteurs de l’Université Paris-Saclay, Pierre Crozet et Stéphane Lemaire, Biomemory se positionne, depuis sa création en 2021, comme leader mondial du stockage de données sur ADN, une solution avant-gardiste, écologique et hautement efficace. S’appuyant sur des avancées scientifiques issues du CNRS et de Sorbonne Université, cette technologie novatrice convertit les données numériques en séquences d'ADN, ce qui permet de réduire considérablement l'empreinte carbone tout en optimisant l'espace de stockage requis.

     

  • Blue Capsule
    Fondée par Édouard Hourcade, Alexey Lokhov, et Alexis Burdeau, accompagnée par IncubAlliance Paris-Saclay,  fondateur du PUI « Innovation Alliance Université Paris-Saclay », et issue du CEA, Blue Capsule développe un petit réacteur nucléaire (SMR) innovant à haute température, spécialement conçu pour décarboner l'industrie lourde. Soutenue par le plan France 2030, l'entreprise construit actuellement son premier banc d'essai à taille réelle à Aix-en-Provence pour des tests prévus dès 2027. L'objectif final est la mise en service commercial d'un premier réacteur opérationnel à l'horizon 2035.

     

  • Stellaria
    Fondée par Nicolas Breyton, Lucas Tardieu, Bruno Desbrière, ainsi que deux anciens chercheur et ingénieur-chercheur du Département de modélisation des systèmes et structures du CEA Paris-Saclay, Guillaume Campioni et Antoine Gerschenfeld, Stellaria développe le Stellarium, un mini-réacteur nucléaire de 4e génération à neutrons rapides et à sels fondus destiné à décarboner l'industrie lourde et à recycler les déchets radioactifs. L'entreprise bénéficie d'un transfert technologique majeur grâce à l'exploitation exclusive de plusieurs brevets et poursuit une collaboration étroite avec le CEA pour valider la physique de son cœur. Sur le plan de la chimie, Stellaria a implanté sa propre équipe au sein du Laboratoire de physique des 2 infinis Irène Joliot-Curie (IJCLab – Univ. Paris-Saclay/CNRS/Univ. Paris-Cité) afin de s'appuyer sur l'expertise scientifique de ce laboratoire. 

     

  • Alta Ares
    La start-up Alta Ares, cofondée par Hadrien Canter et Stanislas Walch, alumnus de l’Université Paris-Saclay, a conçu une IA d’analyse des flux vidéo transmis en temps réel par les drones pour repérer le moindre élément ou mouvement suspect peu visible à l’œil nu. Actuellement déployée sur le front par les forces ukrainiennes, cette technologie a récemment été sélectionnée pour intégrer le programme d’aide aux start-up Inception du géant américain Nvidia, leader des puces dédiées à l’IA. Ce soutien permet à la start-up d’accéder à des processeurs de dernière génération, offrant une puissance de calcul exceptionnelle dans un format miniaturisé. Prochaine étape : une IA embarquée sur des drones « suicide » conçus pour intercepter des appareils ennemis, avec, à terme, un possible développement dans le secteur civil, notamment pour la détection d’anomalies ou la surveillance de sites sensibles.

     

  • Inbolt
    Inbolt est une start-up française deeptech spécialisée dans l'intelligence artificielle appliquée à la robotique industrielle. Fondée en 2019 par Rudy Cohen, alumnus de l'ENS Paris-Saclay, Albane Dersy et Louis Dumas, l'entreprise transforme les lignes de production en donnant aux robots industriels la capacité de « voir et s'adapter » en temps réel à leur environnement.

     

  • Kwan-tek
    Fondée par Rémi Geiger, docteur de l’Université Paris-Saclay, Kwan-tek utilise les technologies quantiques pour créer des outils de mesure ultra-précis à base de diamant. L'entreprise fabrique d'abord du matériel éducatif pour aider les universités et les écoles d'ingénieurs à enseigner la physique quantique. Elle développe aussi des capteurs industriels capables de détecter des microfissures invisibles dans les métaux pour sécuriser l'aéronautique ou le nucléaire. Enfin, elle crée des systèmes de navigation avancés pour s'orienter avec une très grande précision.

     

  • Quandela
    Créée en 2017 par deux chercheur·ses du Centre de nanosciences et de nanotechnologies (C2N – Univ. Paris-Saclay/CNRS/Univ. Paris Cité), Pascale Senellart et Valérian Giesz, ainsi que Niccolo Somaschi, , et accompagnée par IncubAlliance Paris-Saclay, fondateur du PUI « Innovation Alliance Université Paris-Saclay », Quandela s’est petit à petit imposée comme pionnière dans le développement des ordinateurs quantiques photoniques. En 2024, Quandela, le CNRS, l’Université Paris-Saclay et l’université Paris Cité ont inauguré le laboratoire commun QDlight, dédié à la recherche en photonique quantique, ou l’art de maîtriser la lumière dans le régime quantique au sein de dispositifs à l’échelle nanométrique.

     

  • WelinQ
    Cette start-up, créée en 2022 par Tom Darras et trois alumni de l’Institut d'optique Graduate School, Julien Laurat, Eleni Diamanti et Jean Lautier-Gaud, et dont le comité scientifique est présidé par Alain Aspect, prix Nobel de physique 2022, a pour ambition de rendre le calcul quantique possible en interconnectant des processeurs. WelinQ fournit des liens quantiques basés sur des mémoires quantiques à atomes froids. Le but est de relier entre eux des ordinateurs quantiques afin d'augmenter drastiquement leurs capacités de calcul et d'assurer un accès quantique au calcul à distance. La start-up développe, déploie et opère sa solution de lien quantique dans des infrastructures de calcul et de communications quantiques, et met en place des algorithmes de calcul quantique multicœurs pour les utilisateurs finaux.

     

  • Raidium
    Avec ChatGPT, le domaine de l’intelligence artificielle (IA) a fait un grand saut en avant et conquis le public. Pierre Manceron, co-fondateur de Raidium et alumnus de CentraleSupélec et de l’ENS Paris-Saclay, a profité de l’attractivité de l’IA pour se lancer dans l’aventure de la création en 2022 de cette start-up spécialisée en radiologie, accompagné par l'accélérateur 21st by CentraleSupélec. Son objectif est de développer une IA capable d’assister les radiologues dans la détection de maladies, mais également dans les cas de cancers. Quand la maladie se répand à plusieurs organes, les analyses sont compliquées, car il faut examiner l’évolution de plusieurs différents types de tumeurs et aujourd’hui les IA ne savent pas le faire.

     

  • Orakl Oncology
    Fondée par Fanny Jaulin, chercheuse et responsable de l’équipe « Invasion collective » de l’unité Dynamique des cellules tumorales (DCT – Univ. Paris-Saclay/Gustave Roussy/Inserm), Orakl Oncology est un spin-off de Gustave Roussy, partenaire du PUI « Innovation Alliance Université Paris-Saclay », qui a pour objectif d’accélérer la découverte de nouveaux médicaments en oncologie et d’assurer leur succès en clinique grâce à une collection unique d’avatars de tumeurs de patients. Actuellement, 96 % des candidats médicaments anti-cancéreux échouent en phases cliniques, pour une grande partie à cause des particularités du cancer de chaque patient ou patiente, que l’on ne sait pas anticiper. Les conséquences sont donc dramatiques pour ces personnes mais aussi pour la vitesse de développement de nouveaux traitements et les coûts associés, de moins en moins soutenables par les systèmes de santé. La société est pionnière dans la prédiction des résultats des essais cliniques, ce démontré dans des revues scientifiques renommées.

     

  • Kerys Software
    Fondée en 2024 par Thomas Girard, Thomas Brethomé, Sébastien Domergue et Sylvain Cassier, et accompagnée par IncubAlliance Paris-Saclay, fondateur du PUI « Innovation Alliance Université Paris-Saclay », Kerys Software est spécialisée dans la virtualisation et la cybersécurité des environnements informatiques. Elle permet de faire tourner plusieurs systèmes d'exploitation (comme Windows et Linux) en même temps sur un seul ordinateur. Cette technologie protège les données sensibles des attaques tout en évitant aux entreprises d'acheter plusieurs ordinateurs pour un même employé, ce qui réduit leur empreinte carbone informatique jusqu'à 40 %.

     

  • Sirius Space Services
    Fondé par Antoine Fourcade en 2020 et accompagnée par IncubAlliance Paris-Saclay, fondateur du PUI « Innovation Alliance Université Paris-Saclay », Sirius Space Services développe des solutions de lancement dédiées aux petits satellites afin de rendre l’accès à l’espace plus durable et plus accessible.  Sirius Space va construire à Kourou, le bâtiment d’intégration et le pas de tir (vue d’artiste) de sa petite fusée Sirius 13, dont le premier vol depuis Kourou, est prévu début 2028.