Académie des Sciences : quatre personnalités liées à l’Université Paris-Saclay lauréates des prix 2026

Talents Article publié le 05 novembre 2026 , mis à jour le 05 novembre 2026

Le 27 octobre, l’Académie des sciences a annoncé les lauréats et lauréates de ses prix scientifiques 2026. Quatre scientifiques issu·es de la communauté de l’Université Paris-Saclay se sont vu récompensé·es. 

Médaille de section « Sciences mécaniques et informatiques » - Françoise Lamnabhi-Lagarrigue

Directrice de recherche émérite CNRS au Laboratoire des signaux et systèmes (L2S – Univ. Paris-Saclay/CentraleSupélec), Françoise Lamnabhi-Lagarrigue contribue de manière déterminante à l’analyse et au contrôle de systèmes complexes en réseau comportant des composantes non linéaires. Ses travaux récents portent sur la conception d’observateurs pouvant remplacer des capteurs peu fiables ou coûteux.

Françoise Lamnabhi-Lagarrigue joue également un rôle majeur dans le développement de la recherche et de l’enseignement de l’automatique, en Europe comme à l’international.

Cette médaille créée en 2023 récompense une ou un scientifique en pleine activité, de toute nationalité, travaillant dans un laboratoire français de recherche, public ou privé, ayant contribué par des résultats particulièrement prometteurs au développement de sa discipline, sans restriction sur la nature fondamentale ou appliquée de ses recherches.

Médaille de section « Chimie » - Hervé This

Directeur de Centre international de gastronomie moléculaire et physique AgroParisTech-Inrae (ICMG) et professeur consultant à AgroParisTech, Hervé This contribue au développement de la gastronomie moléculaire, une discipline scientifique, dans le monde entier. Ses recherches portent principalement sur les échanges entre les aliments et leur environnement, notamment les liquides. Il étudie ainsi la manière dont les aliments réagissent et se transforment au contact d'autres substances. Pour cela, il s'intéresse particulièrement à la physico-chimie des systèmes dispersés, comme les colloïdes. Il a également créé une méthode scientifique permettant d'étudier ces systèmes étape par étape, du plus simple au plus complexe, afin de mieux comprendre leur organisation et leur fonctionnement.

Cette médaille créée en 2023 récompense une ou un scientifique en pleine activité, de toute nationalité, travaillant dans un laboratoire français de recherche, public ou privé, ayant contribué par des résultats particulièrement prometteurs au développement de sa discipline, sans restriction sur la nature fondamentale ou appliquée de ses recherches.

Prix du docteur Henri Labbé et de Mme Henri Labbé - Grégory Pieters

Grégory Pieters est directeur de recherche au CEA, au sein de l’Institut des sciences du vivant Frédéric Joliot (Univ. Paris-Saclay/CEA), dans le service de chimie bioorganique et de marquage du CEA Paris-Saclay. Ses recherches portent principalement sur le développement de nouvelles méthodes permettant d'intégrer des isotopes de l'hydrogène, comme le deutérium et le tritium, dans des molécules complexes. Ces molécules peuvent notamment être des médicaments ou des matériaux organiques. Son objectif est de réussir cette intégration en une seule étape de synthèse chimique. Il travaille également sur la conception et l'étude de molécules capables d'émettre de la lumière circulairement polarisée, c'est-à-dire une lumière dont les ondes lumineuses tournent dans un sens précis.

Le Prix du docteur Henri Labbé et de Mme Henri Labbé est un prix annuel de 4 000 euros, créé en 1948, décerné dans le domaine de la chimie biologique et nutrition.

Prix Madeleine Lecoq – Pauline Simon

Pauline Simon, maîtresse de conférences Sorbonne Université, au Laboratoire de physique des plasmas (LPP – CNRS/École polytechnique/Sorbonne Univ./Observatoire de Paris PSL/Univ.Paris-Saclay), étudie la turbulence dans les plasmas de l’héliosphère, c’est-à-dire dans l’environnement spatial dominé par le vent solaire. Elle a notamment proposé une description du taux de chauffage turbulent de ces plasmas, peu collisionels et magnétisés, prenant en compte l’anisotropie de pression. Ses recherches combinent approches théoriques et analyses de données issues de simulations numériques et d’observations satellites.

Prix annuel de 3 000 euros, créé en 1998 et destiné à une femme venant de soutenir sa thèse et obligatoirement inscrite dans un laboratoire propre ou associé du CNRS ou de l’INSERM. Convention sera passée avec la Société de physique qui désignera deux candidates. La commission de prix thématiques choisira la lauréate. Ce prix sera attribué par la section de physique en 2026.

Prix Lamonica de cardiologie (Fondation pour la Recherche Biomédicale – PCL) 2025 – Ana-Maria Gómez 

Ana-Maria Gómez, récipiendaire du prix Lamonica de cardiologie 2025, s’est vu décerner son prix lors de la première séance solennelle de remise des prix de l'Académie des sciences 2026, qui s’est déroulée le 2 novembre 2026.

©Académie des sciences/Mathieu Baumer
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