Le Laboratoire des « Solides Irradiés » porte un nom né de l'histoire de l’unité, fortement marqué par l'étude des effets d'irradiation sur les matériaux pour le nucléaire. Le nom s'applique toujours bien aux thématiques actuellement développées au LSI, qui comportent l’étude des excitations dans les solides, la modification des matériaux et de leurs propriétés par introduction contrôlée de défauts, l’utilisation de défauts comme sonde de l’état fondamental, et nanomatériaux obtenus et/ou structurés par irradiation.

Présentation du LSI

Le LSI, Laboratoire des Solides Irradiés, est une unité mixte de recherche du CEA, du CNRS et de l'Ecole Polytechnique. Au CEA, il est rattaché à la Direction des Sciences de la Matière (DSM), Institut Rayonnement Matière de Saclay (IRAMIS). Au CNRS, il dépend principalement de l'Institut de Physique (INP), et secondairement de l'Institut de Chimie. Les sections du comité national auxquelles le LSI est rattaché sont les sections 3, 5 (section principale), et 11.

Le laboratoire est implanté sur le site de l'Ecole Polytechnique. Un chercheur du LSI est installé sur le centre CEA Saclay, ou il travaille auprès de la plateforme laser de l'IRAMIS.

Au 1er janvier 2015, l'effectif global du LSI est de 72 personnes, dont 17 permanents CEA, 16 permanents CNRS, et 9 permanents Ecole polytechnique. Le laboratoire accueille aussi 15 doctorants et 9 post-doctorants.

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La mission du Laboratoire des Solides Irradiés est l’étude des propriétés fondamentales de l’état solide et de ses interactions diverses avec le rayonnement (photons, électrons, ions), dans les multiples buts de

  • comprendre les facteurs clef déterminant la réponse des matériaux au rayonnement
  • contrôler la modification structurale des (nano)matériaux  
  • provoquer l’émergence de nouvelles propriétés (et de les piloter)
  • mettre au point des matériaux pour les besoins de l’industrie et la société

 Pour cela, le LSI développe :

  • des approches innovantes de l’irradiation et la caractérisation des défauts
  • des méthodes nouvelles pour la synthèse de (nano)matériaux
  • de la nouvelle théorie
  • des outils expérimentaux pour l’étude de l’état fondamental, les excitations, et les phénomènes de transport

Une composante forte du laboratoire est sa pluridisciplinarité, qui permet de développer des projets transverses sur les matériaux. La part théorie / expérience au sein du laboratoire est d'environ 1/3, et la possibilité d'échanges entre théoriciens et  expérimentateurs est l'une des richesses du laboratoire.