Publié le 26 juin 2015
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Luc Bousset - cnrs

Cette protéine s'agrège sur les neurones et affectent diverses fonctions cérébrales.

Notre cerveau héberge bon nombre de protéines dont les fonctions ne sont pas connues. Lorsque certaines se mettent en pelote, créant des agrégats sur les "branches", ou axones, neurones, apparaissent alors les premiers signes cliniques d'une dégradation de certaines fonctions cérébrales. Le tremblement de la maladie de parkinson en est un exemple. 

Plusieurs affections neurodégénératives sont causées par des agrégats d'une même protéine, l'alpha-synucléine, dans le cerveau. Une équipe franco-belge incluant des chercheurs de l'Institut des neurosciences Paris Saclay a identifié deux formes spécifiques des fibres de cette molécule, en forme de « linguines » et de « spaghettis » et prouvé qu'elles provoquent respectivement la maladie de Parkinson et l'atrophie multi-systématisée (AMS). 

Les agrégats qui circulent dans le sang franchissent la barrière hématoencéphalique. La meilleure connaissance des mécanismes de propagation des agrégats de l'alpha-synucléine pourrait déboucher sur le développement d'anticorps ou de dérivés de chaperons moléculaires. Ces molécules, également des protéines, servent à empêcher ou ralentir la formation et la propagation d'agrégats. Cela ouvre aussi la porte à de nouveaux outils de diagnostic précis. 

Créé le 1er janvier 2015, l'Institut des Neurosciences Paris-Saclay (Neuro-PSI) est un Institut multidisciplinaire de neurosciences fondamentales. Il forme avec l'infrastructure de recherche NeuroSpin (CEA/Saclay), l’ensemble NeuroSaclay qui est la composante Neurosciences de la nouvelle Université Paris-Saclay.

Références :
α-Synuclein strains cause distinct synucleinopathies after local and systemic administration, W. Peelaerts, L. Bousset, A. Van der Perren, A. Moskalyuk, R. Pulizzi, M.Giugliano, C. Van den Haute, R. Melki, V. Baekelandt. Nature, 10 juin 2015. DOI : 10.1038/nature14547.