Publié le 18 janvier 2017
Entrepreneuriat étudiant
Culteev

Une jeune start-up propose un jardin d’intérieur qui prend lui-même soin de ses plantes.

« L’idée du projet Basile m’est venue lors d’un séjour à la campagne », raconte Martin Savouré, co-fondateur de la start-up Culteev. « J’étais sur un balcon, je regardais une jardinière où poussaient des plantes aromatiques et je me disais que moi aussi, j’aurais bien aimé en avoir une ! » Un vœu pieux car à l’époque, le jeune homme vit en ville et s’absente souvent : « avec moi, les plantes d’une telle jardinière seraient mortes en quelques semaines… »

Cette réflexion bucolique aurait pu en rester là. Sauf que Martin Savouré a un vrai goût pour les plantes aromatiques qu’il a notamment appris à cultiver en Australie et en Irlande au cours de ses études d’ingénieur à l’Institut catholique d’arts et métiers (ICAM) de Nantes. En outre, il cherche une idée de projet dans le cadre du Master spécialisé « Centrale-ESSEC Entrepreneurs » qu’il vient de débuter.

De l’idée vers l’entreprise

Aussi, il pousse sa pensée plus avant et s’interroge sur les raisons exactes qui l’empêchent d’avoir sa jardinière en ville. Martin Savouré se met en tête de créer un système de jardin d’intérieur qui permettrait aux âmes citadines de s’offrir un coin de verdure à domicile, comestible ou non. Il appelle alors l’un de ses anciens camarades de promotion de l’ICAM, Alexandre Aumand, avec lequel il décide de s’associer pour fonder Culteev.   

Et son statut d’étudiant va lui être utile à plus d’un titre. « Il y a bien sûr eu les formations permettant l’acquisition des compétences entrepreneuriales ainsi que l’accompagnement du projet, mais ce qui a été le plus déterminant je pense, c’est la possibilité qui nous a été donné de présenter notre projet à différents concours pour étudiants. » À Saclay, les deux associés remportent ainsi 12 000 euros en obtenant le prix Peips. Puis 10 000 euros avec le prix Pépite.

Basile, le jardin d’intérieur autonome

« Cet argent nous a permis de nous lancer dans le prototypage de l’objet » et donc de créer Basile, un jardin d’intérieur pas comme les autres puisque, pour fonctionner, il a besoin d’électricité. Basile doit donc être branché sur le secteur. C’est ce qui va lui permettre de gérer l’ensoleillement artificiel de ses « protégées » mais aussi leur apport en eau. Il ne reste plus alors qu’à remplir le réservoir d’eau (toutes les trois semaines), à encastrer une ou plusieurs capsules de graines, et à l’oublier pour obtenir en quelques semaines son petit jardin d’herbes aromatiques bio. « Cette technologie existait en laboratoire. Nous nous sommes contentés de la mettre à disposition du grand public ! »

Par la suite, Culteev a raflé le prix du jury au concours Paris Saclay Invest : « cela nous a donné de la visibilité et surtout, cela nous a permis de mettre un pied dans la levée de fonds. » Les deux associés recherchent actuellement quelque 400 000 euros pour lancer la production. « C’est la principale difficulté d’une entreprise comme la nôtre qui propose un objet qu’il faut fabriquer. » À suivre, donc.

En train d'arroser Culteev

Pour aller plus loin