Publié le 30 octobre 2018
Climat

Le 8 octobre 2018, le GIEC a publié un nouveau rapport sur les impacts d'un réchauffement planétaire de +1,5°C.

Elément scientifique clé, il sera au cœur de la Conférence sur les changements climatiques (COP24) qui se tiendra dans la ville polonaise de Katowice en décembre et lors de laquelle les gouvernements feront le point sur l’Accord de Paris sur les changements climatiques.

Le rapport Réchauffement planétaire de 1,5 ºC est le premier d’une série de rapports spéciaux qui seront élaborés par le GIEC dans le cadre de son sixième cycle d’évaluation. L’année prochaine, le GIEC publiera le rapport spécial sur l’océan et la cryosphère  ainsi que le rapport spécial sur la désertification, la dégradation des terres, et la sécurité alimentaire  dans le contexte du changement climatique.

«Fort de plus de 6 000 citations de références scientifiques et grâce à la contribution dynamique de milliers d’experts, ainsi que d’évaluateurs d’institutions publiques du monde entier, ce rapport remarquable témoigne de la portée du GIEC et de son importance pour l’action des pouvoirs publics» a déclaré Hoesung Lee, président du GIEC.

Son titre complet est : Réchauffement planétaire de 1,5 °C, Rapport spécial du GIEC sur les conséquences d'un réchauffement planétaire de 1,5 °C par rapport aux niveaux préindustriels et les profils connexes d'évolution des émissions mondiales de gaz à effet de serre, dans le contexte du renforcement de la parade mondiale au changement climatique, du développement durable et de la lutte contre la pauvreté.

Le rapport met en avant un certain nombre de conséquences des changements climatiques qui pourraient être évitées si le réchauffement était limité à 1,5 ºC, et non à 2 ºC ou plus. Pour le moment, les engagements pris par tous les pays nous mènent à un réchauffement climatique de plus de 3°C d’ici à la fin du siècle.

Le rapport complet fait une évaluation complète des conditions permettant le déploiement des options d'action (chapitre 4) sur 6 dimensions de faisabilité (aspects géophysiques, environnementaux/écologiques, technologiques, économiques, socio-culturels et institutionnels) et des avantages concomitants ou des risques d'effets secondaires dans toutes les autres dimensions du développement durable (chapitre 5); ces 2 chapitres sont innovants par rapport aux rapports précédents.

Valérie Masson-Delmotte, co-présidente du groupe I du GIEC et chercheure au Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement(CEA-CNRS-UVSQ/IPSL, UPSaclay) , rappelle les messages-clefs du rapport :

  • Le changement climatique affecte déjà les populations, les écosystèmes et les moyens de subsistance ;  
  • Il y a des avantages indéniables à limiter le réchauffement à 1,5°C par rapport à 2°C ou plus. Chaque dixième de degré compte ;
  • Limiter le réchauffement global à 1,5°C n'est pas impossible mais demanderait des transitions sans précédent dans tous les aspects de la société ;
  • Limiter le réchauffement climatique à 1,5°C peut aller de pair avec la réalisation d'autres objectifs mondiaux du développement durable.

Pour aller plus loin :