Publié le 6 juin 2017
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Première rencontre "Universalité de la recherche, pluralité des regards. Des chercheurs européens témoignent" @Kathrin Herres - DAAD

Au sein du synchrotron SOLEIL, des scientifiques ont présenté l’aspect européen de leurs recherches à des étudiants. Une rencontre sous le signe des échanges et de la coopération.

 « Une aventure intellectuelle et humaine ». C’est ainsi que Jean-François Roch, professeur à l’ENS Paris-Saclay, décrit la recherche. Ce 1er juin 2017, une trentaine de lycéens se sont rassemblés pour écouter des chercheurs décrire leurs travaux, mais aussi et surtout le monde des scientifiques.

Organisée et financée par l’Office allemand des échanges universitaires (DAAD, pour « Deutscher Akademischer Austauschdienst »), cette rencontre a eu lieu au sein du Synchrotron SOLEIL, haut lieu de la recherche, membre associé de l’Université Paris-Saclay.

Seule difficulté de la soirée : choisir la langue à utiliser. Les étudiants viennent en effet d’un lycée franco-allemand de la région. Premier intervenant, Jan Meijer est directeur du département de physique nucléaire des solides à l’Université de Leipzig : il parle anglais et allemand. Ce sera donc l’allemand. « C’est comme dans la recherche », s’amuse Stefan Kubsky, du Laboratoire de surfaces (Synchrotron SOLEIL), qui organise la rencontre : « Il faut d’abord se mettre d’accord sur la manière de communiquer ».

Une recherche de pointe

Pour cet événement, premier d'une série intitulée « Universalité de la recherche, pluralité des regards. Des chercheurs européens témoignent », les scientifiques avaient choisi d’aborder la mécanique quantique et une application qui fait débat : l’ordinateur quantique. Jan Meijer guide les étudiants, des débats entre Einstein et Bohr sur la nature de la lumière (est-ce une onde, une particule ou bien les deux ?), une des « questions les plus importantes de la physique », aux recherches actuelles. Quelques phrases en anglais se glissent dans la conversation quand le chercheur évoque la « beauté de la physique ».

« La recherche est un travail créatif », confirme plus tard Jean-François Roch. Lui a partagé ses recherches sur les technologies quantiques qui s’appuient sur l’utilisation de défauts trouvés ou créés dans des diamants. Il aborde les questions suscitées par les algorithmes quantiques et les verrous qu’il reste à lever avant de pouvoir déployer ce nouveau type d’ordinateur.

Des questions d'avenir

Mais ces présentations sont en fait un prétexte pour évoquer les collaborations internationales dont se nourrit la recherche. Les chercheurs sont venus témoigner de leurs projets de niveau européen. La fameuse « aventure humaine » : des échanges, coopérations, séjours à l’étranger, etc. qui forment la vie et la carrière d’un scientifique.

L’occasion pour Stefan Kubsky d’interroger les étudiants sur leur propre « chemin », celui qu’ils comptent suivre après le Bac : est-il nécessaire de se spécialiser ? apprécient-ils l’importance de la physique ? Dans notre société technologique, Jan Meijer insiste sur le « besoin de comprendre pour construire de nouvelles choses » et son collègue de l’ENS Paris-Saclay vante les « défis scientifiques et techniques » de demain. Des défis qui nécessitent l’apport des physiciens et ingénieurs que deviendront peut-être les lycéens présents dans la salle. Plusieurs, en tout cas, semblent séduits.

En savoir plus : consultez l'article du DAAD sur le sujet