Publié le 24 juillet 2015
Climat

Une prospective à partir des émissions de CO2, destinée à alerter les décideurs pour le prochain COP21

L’océan tempère le réchauffement global du climat au prix d’une altération profonde de son fonctionnement physique et chimique et de ses écosystèmes.

Regroupés sous le nom « Oceans 2015 Initiative», une vingtaine de chercheurs du monde entier, notamment du CNRS, de l’Iddri et de l’UPMC, ont publié dans Science une étude qui évalue et compare, pour deux scénarios contrastés d’émissions de CO2, les risques d’impacts sur les écosystèmes marins et côtiers et les services éco-systémiques rendus par les océans d’ici à 2100.

Les chercheurs montrent que même le scénario à faible émissions, qui correspond à l’objectif de +2°C en 2100 fixé par l’accord de Copenhague, comporte des risques de dommages majeurs, notamment sur les coraux tropicaux et les bivalves des latitudes moyennes. 

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Référence : Gattuso J.-P., Magnan A., Billé R., Cheung W. W. L., Howes E. L., Joos F., Allemand D., Bopp L., Cooley S., Eakin C. M., Hoegh-Guldberg O., Kelly R. P., Pörtner H.-O., Rogers A. D., Baxter J. M., Laffoley D., Osborn D., Rankovic A., Rochette J., Sumaila U. R., Treyer S. & Turley C., 2015. Contrasting futures for ocean and society from different anthropogenic CO2 emissions scenarios. Science.