Publié le 15 octobre 2018
Recherche
photo-des-mains

Les sciences du végétal ont désormais leur école universitaire de recherche (EUR) au cœur de Paris-Saclay. Né dans la continuité du LabEx SPS, réseau de recherche en biologie végétale de Paris-Saclay depuis 2011, ce projet de « Graduate School » à la française a été sélectionné dans le cadre du Programme d’Investissement d’Avenir 2017.

« L’ Ecole Universitaire de Recherche Saclay Plant Sciences – Graduate School of Research (EUR SPS-GSR) s’appuie sur le Labex SPS et regroupe non seulement les forces de recherche sur le végétal de Paris-Saclay mais aussi des forces de formation pour les étudiants en master et en école d’ingénieurs qui suivent nos enseignements, ainsi que pour les stagiaires et doctorants qui s’intègrent chaque année dans les différents laboratoires de SPS », annonce Loïc Lepiniec, Directeur de Recherche à l’Institut Jean-Pierre Bourgin (IJPB), Coordinateur du LabEx SPS et désormais de l’EUR SPS-GSR, lors de la conférence de lancement de l’EUR le 3 octobre 2018.

Plus de 100 projets de tailles diverses (allant jusqu’à 500 000 euros) ont été financés au sein du Labex SPS lancé en 2011 et représentant 12 millions d’euros sur 10 ans. Les crédits du LabEx ont été reconduits et sont désormais intégrés à l’EUR. En tout, 16 millions d’euros sur les 10 prochaines années seront ainsi consacrés à des actions liées à la recherche, aux infrastructures, à l’innovation et surtout à la formation en biologie végétale de Paris-Saclay. Ces actions se traduiront notamment par le développement, l’internationalisation et une augmentation de l’attractivité des formations adossées aux thématiques qui font l’excellence de SPS,  répondant ainsi aux principaux objectifs de l’appel à projets PIA/EUR de 2017*. Sont prévus notamment la simplification du Master en sciences du végétal conduisant à un programme unique de Master 1 (dès la rentrée 2019) et de Master 2 (déjà en place), le développement de parcours en anglais et la poursuite de l’organisation d’écoles d’été initiées au cours du LabEx (la prochaine se déroulera en 2019), « dont on a pu constater qu’elles faisaient éclore de nouvelles thématiques et contribuaient à l’attractivité de nos laboratoires auprès des jeunes chercheurs » explique Loïc Lepiniec. Les enseignants-chercheurs bénéficieront des moyens et des outils nécessaires à leur investissement dans la formation des étudiants.

D’autre part, la mise en place d’une plateforme en bioinformatique /bioanalyse et l’émergence d’une thématique spécifique sur les métabolites spécialisés constituent les deux projets qui seront particulièrement développés par le réseau Sciences des Plantes de Saclay.

Sciences des Plantes de Saclay : principaux repères

- Des thèmes de recherche majeurs pour nos sociétés : agriculture, alimentation, nutrition, utilisation de la biomasse végétale, santé, environnement.

- Dans le top 10 mondial des publications en Sciences végétales 

- 700 personnes :

  • 50 équipes de recherche
  • 180 chercheurs et enseignants-chercheurs
  • Une centaine de doctorants
  • 70 stagiaires de niveaux M1 ou M2 dans nos laboratoires chaque année 

- Des équipes de 5 Laboratoires :

  • Institut Jean-Pierre Bourgin (IJPB)
  • Institut de Sciences des Plantes Paris-Saclay (IPS2)
  • Institut de Biologie Intégrative de la Cellule (I2BC)
  • Génétique Quantitative et Évolution (GQE- Le Moulon)
  • Biologie et Gestion des Risques en Agriculture (BIOGER)

- Une formation dédiée au végétal

  • Programme de Master 1et 2 Sciences du Végétal
  • Ecole Doctorale Sciences du Végétal
  • 140 étudiants par an dans les formations liées au végétal, dont 60 en Master et 80 en école d’ingénieur

*Objectifs de l’appel 2017 PIA Ecole Universitaires de Recherche (EUR)

  • Concourir au rayonnement international et à l'attractivité du pays en mobilisant un instrument internationalement reconnu (Graduate Schools) en construisant des partenariats internationaux stratégiques en attirant les meilleurs étudiants et post-doctorants ...
  • Lier fortement au meilleur niveau formation et recherche en rassemblant dans une même dynamique universités, écoles et organismes
  • Valoriser les points forts thématiques des établissements et des sites quelles que soient leur taille et les disciplines concernées. .... confortant de façon visible et attractive ses spécialisations
  • Offrir un cadre d'intégration pour le long terme et, le cas échéant, des perspectives de plus long terme à des actions financées dans le cadre du P.I.A. ou à des projets labellisés et financés dans d'autres contextes.

Lire plus d'actualités sur la recherche