Publié le 17 juin 2019
Doctorats
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Depuis maintenant 4 ans, le collège doctoral a mis en place deux enquêtes, réalisées chaque année auprès des doctorants et de leurs encadrants, afin de tenir compte de leurs points de vue pour déployer des plans d’actions adaptés et améliorer leur expérience au quotidien et pour mettre en regard les ambitions, la politique et la stratégie doctorale de l’Université Paris-Saclay avec les résultats sur le terrain. L’enquête de 2019 avait notamment pour objectif de réaliser un diagnostic sur l’encadrement doctoral, les conditions de l’activité des doctorants de l’Université Paris-Saclay et leur satisfaction à cet égard.

Avec les réponses de 645 encadrants et 1216 doctorants, le taux de participation est nettement supérieur à ceux des années précédentes et les doctorants qui ont répondu à l’enquête constituent un groupe représentatif de l’ensemble des 5400 doctorants inscrits à l’Université Paris-Saclay, en termes de parts d’hommes et de femmes, de français et d’étrangers, de répartition par domaines de recherche et de doctorants rémunérés et non rémunérés pour préparer leurs thèses. 

Ils ont été interrogés notamment sur :

- Leur vision du doctorat

- Leur vision du rôle du directeur de thèse

- La mise en œuvre sur le terrain et notamment :

  • Leur niveau de satisfaction
  • Les conditions matérielles et financières de déroulement des thèses
  • L’accompagnement apporté aux doctorants

Les doctorants et les doctorantes se déclarent satisfaits à plus de 80% des conditions de préparation de leurs thèses (83,2%) et de l’accompagnement qui leur est apporté, notamment par leur directeur de thèse (83,2%). Leur vision de ce qu’est un doctorat et du rôle du directeur de thèse coïncide avec celle des encadrants.

Leur première motivation pour préparer un doctorat est l’intérêt pour leur sujet de recherche et le goût pour la recherche. Cette observation conforte les orientations prises à l’Université Paris-Saclay pour mettre les étudiants encore plus tôt en contact avec la recherche, dans le cadre de programmes, dits de «PhD-track », articulant master et doctorat et permettant aux étudiants de commencer à se saisir d’un sujet de recherche dès la 1ère année de master et d’avoir accès, très tôt, aux laboratoires de recherche.

Par ailleurs, cette enquête confirme qu’environ un tiers des doctorants qui terminent leurs thèses souhaitent devenir enseignants-chercheurs ou chercheurs. Le doctorat doit être conçu pleinement par les doctorants, comme par leurs encadrants, comme une formation à et par la recherche qui prépare à des devenirs professionnels diversifiés, dans le secteur académique et hors du secteur académique, en lien ou sans lien avec la recherche.

Presque tous les doctorants (94,3%) perçoivent une rémunération pour préparer leur thèse, mais seuls 55% d’entre eux la jugent suffisante. Les doctorants qui ne sont pas rémunérés pour préparer leurs thèses (5,7%) sont peu nombreux mais sont naturellement moins satisfaits que les autres doctorants de leur situation.

L’enquête montre aussi qu’une proportion faible mais non négligeable (entre 5% et 10%) des doctorants rencontrent des difficultés, parfois les cumulent : situation matérielle et financière difficile,  fréquence des rencontres avec le directeur de thèse jugée insuffisante et n’apportant pas les réponses attendues, sentiment d’isolement… L’enquête montre que ces doctorants en difficulté sont plus souvent des doctorants non rémunérés pour préparer leurs thèses et des doctorants étrangers.

En cas de perte de confiance, de baisse de moral, de tensions ou de conflits, les doctorants étrangers sont ainsi plus de deux fois plus nombreux (12,1%) que les doctorants français (5,7 %) à ne pas arriver à parler de leurs difficultés et à se sentir isolés. Ces doctorants peuvent être confrontés à la barrière de la langue et à la distance géographique à leurs proches, il convient donc d’avoir une vigilance accrue sur ce plan que cette enquête pourra renforcer ainsi que les dispositifs des écoles doctorales pour encourager l’intégration des doctorants étrangers parmi leurs pairs et au sein des unités de recherche dès le début de la thèse.

La conclusion la plus marquante est que 80% des doctorants de l’Université Paris-Saclay qui ont répondu à cette enquête recommanderaient à un ami de préparer un doctorat dans les mêmes conditions qu’eux. En 2019, les 1216 doctorants qui ont répondu à l’enquête constituent un groupe représentatif de l’ensemble des 5400 doctorants inscrits à l’Université Paris-Saclay, en termes de parts d’hommes et de femmes, de français et d’étrangers, de répartition par domaines de recherche, de parts des doctorants rémunérés et non rémunérés).

Les résultats seront présentés lors de la journée nationale sur le doctorat, organisée par le Ministère de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation organise le mardi 18 juin 2019 au Collège de France.

Lien de téléchargement de l’enquête

 

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