Publié le 15 octobre 2019
Université
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Sylvie Retailleau, Présidente de l’Université Paris-Saclay, représentait l’ensemble des établissements de la ComUE au Paris-Boston Women’s Forum, un projet initié par le Consulat de France à Boston. Cet événement international, accueilli le 25 septembre dernier à l’Université de Northeastern, a réuni plus de 200 personnes : étudiants, présidents d’universités, personnels de l’enseignement supérieur et responsables d’entreprise et d’ONG.


Au cours du dernier G7, actuellement présidé par la France, trois objectifs majeurs ont été fixés en matière d’égalité entre les femmes et les hommes : lutter contre les violences faites aux femmes, leur fournir un accès à l’éducation et encourager l’entrepreneuriat féminin. De même, l’égalité entre les femmes et les hommes est un principe fondamental de la construction et du modèle social européen.

De nombreux dispositifs existent au sein de l’Université Paris-Saclay et de ses établissements membres. Par exemple, le programme « Willa boost women » dans la Deep tech (étudiantes entrepreneuses dans la Tech), le projet mentorat pour les doctorantes avec Femmes et Sciences et le Collège doctoral ou encore la MISS (Maison d’Initiation et de Sensibilisation aux Sciences), située au cœur du campus de l’Université Paris-Sud, qui familiarise les jeunes aux sciences dès le plus jeune âge, en particulier les filles.

L’Université d’Evry et sa mission parité sont moteurs dans la problématique « Métiers de demain, métiers en tous genres », afin de comprendre et combattre les stéréotypes de genre et les inégalités dans l’orientation. AgroParisTech et ses élèves ont fait de l’égalité femmes-hommes, un des piliers de leur institution. A l’ENS Paris-Saclay, des conférences et séminaires sont organisés annuellement visant à comprendre et à combattre la sous-représentation des femmes dans les disciplines scientifiques. A CentraleSupélec, des campagnes de prévention contre les violences sexistes et sexuelles ont lieu chaque année. L’Institut d’Optique Graduate School a été parmi les premiers établissements à tester l’écriture inclusive. Enfin, depuis 2017, l’Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines qui est signataire d’une convention d’engagement pour une communication publique sans stéréotype de sexe, a organisé sur ses campus, plus de 10 rencontres, nommées les « Conférences du Genre », réunissant spécialistes et expertes internationales sur le sujet.

Lors de la table ronde, A Global Assessment, Sylvie Retailleau, Présidente de l’Université Paris-Saclay, a pu témoigner de son expérience en tant qu’étudiante, professeure, doyenne puis présidente d’université et a rappelé « que beaucoup de femmes se heurtent au fameux ‘plafond de verre’ et qu’il y a encore trop de préjugés sexistes à leur encontre, en particulier dans les sciences. En France, il y a seulement 27% d’étudiantes en ingénierie et l’écart de salaire, à compétences et qualification égales, est encore de 9%. »

Face à ces enjeux essentiels, un des objectifs de ce premier Paris-Boston Women’s Forum était de lancer un réseau de personnes-ressources au sein d’universités françaises et américaines (Harvard, MIT, Brown, Northeastern, Université Paris-Saclay, PSL, Sciences-Po, …) pour traiter de ces questions et échanger des bonnes pratiques. Un large panel d’intervenants français et américains de disciplines et champs très divers, montrant comment les stéréotypes de genre contribuent au renforcement des inégalités dans la vie universitaire et professionnelle des jeunes femmes, a ainsi pu débattre et échanger sur des solutions et bonnes pratiques permettant de promouvoir l’égalité et de lutter contre les violences sexistes et sexuelles au quotidien.

La présidente Sylvie Retailleau a insisté sur l’urgence « de gommer ces déséquilibres ; nous devons trouver des solutions plus créatives, se concentrant sur les hommes, garçons, employeurs, autant que sur les femmes et les filles. C’est une mission que nous nous sommes fixée, un engagement que nous réaffirmons, un enjeu aujourd’hui pour demain ».