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L'histoire du laboratoire Aimé Cotton est ancienne, puisque sa fondation remonte en 1927 à Bellevue par Aimé Cotton, physicien français bien connu pour ses travaux de magnétisme et de magnéto-optique. Celui-ci, pionnier des grands instruments de recherche, s’était consacré tout particulièrement à la mise en place en 1928 du "Grand Electro-Aimant de l’Académie des Sciences" autour duquel se développa le laboratoire.

En 1951, Pierre Jacquinot devient directeur du laboratoire, auquel il donne le nom d’Aimé Cotton à la mort de ce dernier. Au cours des années cinquante, sous la direction de Pierre Jacquinot, le laboratoire s’oriente définitivement vers les axes de recherches qui firent sa renommée, à savoir les travaux de spectroscopie atomique. Tout au long des vingt années qui suivirent, un effort instrumental important permit la réalisation et la mise en service de spectromètres interférentiels de haute précision, tel l’interféromètre de Fabry-Perot ou le spectromètre par transformation de Fourier. L’exploitation systématique de ces instruments a permis de rassembler une vaste quantité de données spectroscopiques de grande qualité qui, alliée à une réflexion théorique importante, contribua alors de façon tout à fait fondamentale à notre compréhension de la structure atomique.

L’installation du laboratoire dans ses locaux actuels sur le Campus de l’Université Paris-Sud à Orsay ne s’est réalisée qu’en 1967. Le laboratoire Aimé Cotton, laboratoire propre du CNRS (UPR 3321) est associé à l’Université. Dans les années soixante-dix, on assiste à l’explosion des techniques lasers, et en particulier à l’avènement des lasers accordables. L’activité du laboratoire s’oriente alors vers l’étude des effets atomiques induits par les interactions entre le rayonnement lumineux et la matière. Des systèmes laser non disponibles commercialement sont élaborés, pour étudier des « atomes exotiques » tels que les atomes de Rydberg ou les atomes radioactifs. Puis graduellement l’intérêt s’est étendu à des systèmes de complexité croissante, atomes en collision, molécules, agrégats et finalement nano-objets, aussi bien sous leurs aspects structuraux que dynamiques. C’est à travers ces différentes périodes que la culture du laboratoire s’est forgée avec un souci constant de développer une création instrumentale ouvrant la voie à des expériences originales. Parallèlement à cette longue tradition et à ces compétences remarquables en instrumentation, l’activité expérimentale est aussi soutenue et valorisée par une activité théorique importante, rendue très efficace grâce au développement et à l’amélioration permanente des méthodes de calculs. C’est en s’appuyant sur ces deux atouts que le laboratoire a su et pu périodiquement réorienter son activité en s’ouvrant à de nouveaux domaines de recherche.

 

    Retrouvez les experts de l’Année de la Lumière du laboratoire Aimé Cotton (LAC) dans le Programme Année de la lumière à l’Université Paris-Saclay